Réfugiés : les responsabilités qu’on préfère oublier

Organisé par : CNCD-11.11.11

  • Les médias ne parlent plus que de réfugiés, de leur présence sur nos côtes, dans nos villes et de comment nous allons pouvoir les accueillir. Et passent trop souvent sous silence les raisons de cette crise, dans lesquelles les pays européens ont malheureusement de lourdes responsabilités.

    Notre Actu Attac se focalisera sur ces deux aspects de la responsabilité européenne dans les migrations actuelles.

    En guide d’introduction, Caroline Intrand, directrice du CIRE, re-positionnera cette "crise" actuelle des migrants/réfugiés comme l’amplification d’un phénomène vieux d’au moins 15 ans. Celui-ci est la résultante d’une politique européenne de gestion des migrations qui repose sur la fermeture des frontières, la répression et la distinction entre les bons réfugiés et les mauvais migrants. Même si aujourd’hui la notion de "réfugié" semble retrouver un peu de résonance positive (et ceci probablement à des fins utilitaristes) cela n’a pas été le cas ces dernières années et le droit d’asile a été extrêmement malmené par les politiques répressives. Contrôler les frontières européennes a consisté à construire des barrières en amont, dans les pays d’origine et de transit des migrants, que l’on entend encore renforcer aujourd’hui en mettant en place des dispositifs "guerrier" pour dissuader et surveiller les frontières physiques, trier sur place, détenir et expulser les indésirables. Tout cela s’est mis en place à la faveur d’une vision utilitariste des migrations et du développement d’un marché juteux de la répression.

    Dans un deuxième temps, Rabab Khairy, responsable Moyen Orient, CNCD 11-11-11, nous présentera les relations entre l’Europe/la Belgique et le Moyen Orient/Syrie d’un point de vue économique, diplomatique et militaire qui ont contribué à la situation actuelle, en insistant sur deux pays : la Belgique et la Syrie. Elle reviendra sur les perspectives à moyen terme et court terme ainsi que sur les actions proposées jusqu’ici au niveau international et questionnera l’impact que ces actions peuvent avoir.

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