Femmes VS Austérité : la dette au tapis !

Organisé par : CADTM

  • Femmes VS Austérité : la dette au tapis ! Avec Christine Vanden Daelen (CADTM Belgique) et deux intervenantes de Vie Féminine. Rendez-vous à 20h à l’Aquilone, Boulevard Saucy, 25 - Liège.
    La dette, cheval de Troie d’une guerre sociale sans précédent contre les peuples d’Europe, n’est nullement neutre du point de vue du genre. Les mesures d’austérité imposées en son nom sont sexuées autant dans leurs caractéristiques que dans leurs effets.

    Pour l’Union européenne, le FMI et leurs gouvernements complices, le seul moyen de résoudre la crise est d’appliquer de rigides mesures d’austérité. Selon la doxa néo-libérale, elles permettraient aux États endettés de rembourser leur dette et de retrouver le sacro-saint équilibre budgétaire. En réalité, ce tout-austéritaire n’engendre qu’un saccage social sans précédent au sein des pays sommés de l’appliquer. Le désastre humanitaire qui ravage la Grèce depuis 2010 est l’effroyable matérialisation de l’application des Memoranda of Understanding (MoU). Accompagnés de réformes structurelles socialement rétrogrades, ils détruisent le pays à coup de privatisations, augmentation de taxes injustes telle que la TVA, coupes dans les salaires, les pensions, la santé, l’éducation, la culture, etc.

    Outre cette antinomie entre développement social et austérité, toute analyse quelque peu approfondie de la crise de la dette démontre sans ambiguïté qu’elle est sexuée tant dans ses caractéristiques que dans ses effets.

    Loin de s’attaquer aux responsables de cette crise, aux riches et aux grands patrimoines, l’austérité touche les populations les plus fragilisées, les plus précaires et donc encore, malheureusement, majoritairement les femmes et plus particulièrement, celles qui sont les plus vulnérables (les mères célibataires, les femmes jeunes, âgées, migrantes, les femmes provenant d’une minorité ethnique, du milieu rural…). Tout comme les plans d’ajustement structurel ont appauvri les femmes du Sud, les plans d’austérité sont en train de saigner celles de l’Europe. Privatisations, libéralisations et restrictions budgétaires sabrent les droits sociaux des femmes, accentuent leur pauvreté, durcissent et aggravent les inégalités entre les sexes et sapent les ‘conquis’ féministes.

    Or alors qu’elles subissent les pires régressions sociales imposées par l’austérité les femmes des milieux populaires sont les véritables créancières de la dette. Elles sont titulaires d’une énorme dette sociale sans laquelle nos sociétés actuelles péricliteraient tout simplement.

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